• Tekken

    Bien le bonjour, j'espère que vous etes en forme et prets à suer aujourd'hui, car nous allons nous attaquer à un genre qui, à ma connaissance n'a jamais été abordé sur la section jeux-vidéo : le jeu de baston. Plus précisément nous allons parler d'un des piliers du genre : la saga Tekken.
    Lorsqu'on parle de jeu de combat, les vieux de la vieille penseront d'emblée à Street Fighter II, la référence absolue du genre encore jouée aujourd'hui qui a laissé un souvenir indélébile à bon nombre de joueurs sur Arcade et Super Nes. Le concurrent majeur de Street Fighter était autrefois King of Fighters (oui je sais ça fait beaucoup de noms barbares), une saga non moins réputée mais qui a finalement eu plus de mal à sortir des frontières du Japon. Dans les années 1990, alors que Street Fighter s'affirme comme la saga de référence des jeux de combat en 2D (Mortal Kombat étant dans un registre un peu différent), les jeux en 3D commencent à faire leur apparition notamment sur la Playstation. C'est dans ce contexte que Tekken va voir le jour et s'affirmer comme la référence du jeu de combat en 3D.


    Aujourd'hui on peut clairement différencier 2 castes de joueurs : les pro Street Fighter et les pro Tekken (dont je fais partie). Bien sûr il existe beaucoup de fans de Soul Calibur, King of Fighters, Mortal Kombat ou encore Blazblue mais on peut estimer que beaucoup d'entre eux ont déjà joué à un Tekken ou un Street Fighter et ont donc déjà pris parti pour l'un ou l'autre. Je sens que le communauté féminine du forum a déjà quitté les lieux, je vais donc m'empresser d'entrer dans le vif du sujet avant que les quelques damoiselles restantes en manque de sueur, de muscles et d'action ne partent à leur tour (coucou Yousei !).
     

    Game Play

    Ce qui différencie un bon jeu de combat d'un épouvantable étron injouable c'est avant tout le gameplay : comprenez en ce mot les mécaniques de jeu. Dans le cas d'un jeu de combat le gameplay prend en compte un très grand nombre de paramètres : les combos réalisables, l'équilibre entre les personnages, la diversité des coups, leur puissance, le poids lié au contrôle d'un personnage etc.


    Le cas de Tekken est aux antipodes de ce à quoi Street Fighter nous a habitué. Comprenez ici que Street Fighter est, selon moi (je ne sais pas si les puristes apprécieront mais ce n'est pas un reproche fait au jeu loin de là, il s'agit d'une indéniable qualité) un jeu qui nous habitue à faire beaucoup avec un panel de coups limité (pour la plupart assez difficiles à réaliser).
    Pour résumer de manière grotesque le jeu vous donne 30 grammes de savon, à vous de savoir faire 3 kilos de mousse. Tekken prend ce principe à contrepied : le nombre de techniques liées à chaque personnage est époustouflant, certains demandant près de 200 combo à maîtriser.
    Beaucoup de fans de Street Fighter se moquent un peu de Tekken en avançant qu'il suffit de spammer les touches de sa manette n'importe comment pour sortir un combo. Pour avoir testé je dois avouer que taper sa manette comme un dératé permet bien d'utiliser certaines techniques de manière un peu aléatoire. Cependant mémoriser chaque coup et savoir les utiliser au bon moment n'est pas chose aisée et se révélera bien plus efficace.


    Ce qui peut choquer de prime abord lorsque vous jouez à Tekken c'est la lourdeur des personnages, assez proche de la réalité, ici pas de hadoken et autres boules de feu, les techniques s'inspirent pour la plupart de sports de combat déjà existants.
    Vous êtes donc face à un adversaire dont le but est tout simplement de vider sa barre de santé en enchaînant divers combo. La difficulté est très bien dosée et tous les personnages ne demanderont pas le même degré de maîtrise, ce qui n'empêche pas le jeu d'être relativement équilibré (même si on a eu droit à quelques personnages terriblement forts à leur sortie).
    Vous pouvez vous servir des décors pour infliger plus de dégâts, notamment en frappant votre adversaire alors qu'il est dos à un mur.
    Le système de défense est très facile à prendre en main : il vous suffit de ne pas frapper pour que votre personnage se mette automatiquement en position défensive. Méfiez-vous cependant car il existe deux gardes : une pour les attaques basses, pour contrer les attaques visant les jambes et une garde haute haute pour les attaques plus courantes visant la partie supérieure du corps.


    Chaque combattant apporte son lot de combo différents qu'il vous faudra mémoriser pour les contrer efficacement en alternant garde haute et basse. Le système de combat est beaucoup basé sur la sanction : à très haut niveau il est difficile de porter des coups tant les connaissances des joueurs concernant les combo de chacun des personnages sont pointues. Il faut donc attendre que l'adversaire commette une erreur pour le sanctionner, c'est-à-dire enchaîner à votre tour un combo pour répondre à l'agression avortée.
    Nous entrons dans des détails un peu techniques mais pour résumer, disons que le système de garde est si simple à utiliser qu'il faut user de stratagèmes pour passer au travers, en enchaînant des combo alternant coups hauts et bas mais aussi et surtout (ce qui prime à haut niveau, les joueurs connaissant la plupart des combos) en attendant l'erreur de l'adversaire, c'est-à-dire l'inciter à vous frapper (tout en veillant à votre défense) et cogner à votre tour lorsqu'il baisse sa garde pendant ou juste après l'utilisation d'un enchaînement.


    La personnalisation des personnages est assez permissive

    Ce n'est pas si technique lorsque vous affrontez l'ordinateur, sa garde est fébrile et il n'est pas difficile de lui porter des coups, cela se complique grandement lorsque vous avez à faire à des joueurs expérimentés qui connaissent sur le bout des doigts tous les enchaînements de chacun des personnages. Le système de sanction s'applique surtout contre les joueurs. Pour résumer le système de combat est très différent de ce à quoi Street Fighter avait habitué les joueurs c'est-à-dire un panel de coups relativement limité mais avec lequel vous pouviez faire des étincelles en faisant appel au contre et à vos réflexes. Tekken est davantage basé sur la connaissance des combo ce qui ne le rend pas moins technique cependant.

     

    Contenu

    Comme tout bon jeu de combat qui se respecte, le contenu de Tekken s'est beaucoup enrichi au fil des épisodes, passant de moins de 20 combattants dans le premier opus à près de 40-50 aujourd'hui. Le nombre total de personnages jouables depuis le début de la série s'élève à 65 mais certains disparaîtront de la circulation très rapidement, n'apparaissant que dans un seul opus.
    Le design des personnages est très varié, mais on peut noter que la série s'est de plus en plus tournée vers la mode "Dark", entendez par là des personnages de plus en plus sombres, aux traits agressifs et au regard noir. D'ordinaire je ne suis pas un partisan de cette mode du "côté obscure" mais il faut bien admettre que cela se prête parfaitement au design général des personnages, tous plus charismatiques les uns que les autres. Cela n'empêche pas de nombreux protagonistes d'être dotés d'un design plus gai et léger.


    Histoire

    L'histoire passe généralement au second plan dans un jeu de combat, aussi je ne vais pas m'étendre dessus, me concentrant surtout sur le scénario du premier opus. Heihachi Mishima est le riche patron de la Mishima Zaibatsu, une des multinationales les plus importantes au monde. il épouse l'amour de sa vie, Kazumi, et vit quelques années de bonheur avec elle, avant qu'elle ne tombe enceinte. Mais celle-ci meurt en mettant au monde son unique enfant, Kazuya. Désespéré par la mort de sa femme, il se met à haïr profondément son fils qu'il considère comme responsable. Il entraîne durement Kazuya aux arts martiaux familiaux. Le fils, malgré l'entrainement très difficile qu’il subit reste attaché à son père.
    Lors d'un entraînement loin du temple familial, Heihachi décide de se débarrasser de ce fils honni et le jette du haut d'une falaise alors que Kazuya n'a que 10 ans. Gravement blessé et au seuil de la mort, Kazuya signe un pacte avec Devil, un démon sorti des entrailles de la terre. En échange d'un corps dans lequel prendre place, le démon permet à Kazuya de rester en vie. Il revient alors auprès de son père (stupéfait de voir son fils encore en vie) en n'ayant qu'une chose en tête (je vous le donne en mille) : se venger. Les années passent et Kazuya quitte le domicile familial pour suivre sa propre voie, le plus loin possible de son père, cet être qu'il exècre au plus haut point. Il continue son entrainement intensif de son côté afin d'être en mesure de vaincre Heihachi.
    Ce dernier, qui ne peut ignorer la menace que Kazuya fait peser sur lui, décide d'organiser un tournoi d'arts martiaux : le King of Iron Fist Tournament avec comme enjeux la Mishima Zaibatsu afin de mettre un terme une fois pour toute au conflit qui l’oppose à son fils. Ce tournoi rassemble tous les plus grands maîtres de différentes disciplines, allant de la boxe au karaté en passant par le catch. Voici l'occasion rêvée pour Kazuya de prendre sa revanche et d'entrer à la tête de la firme de son père.
    Voici donc le scénario global qui tourne largement autour de la famille Mishima avec Heihachi, Kazuya puis Jin (le jeune fils de Kazuya qui fait son apparition dans Tekken 3). Bien sûr chaque personnage a son histoire et participe au tournoi pour une bonne raison.
    Le scénario se développe au fil des épisodes et les 3 Mishima deviennent chacun des anti-héros cruels mais incroyablement charismatiques (notamment Kazuya et Jin).


    Conclusion

    Commencée en 1994, la saga Tekken s'est vite imposée comme une référence du jeu de combat et est devenue un concurrent de poids pour Street Fighter. Un cross-over mettant en scène les personnages des 2 séries a d'ailleurs déjà vu le jour. Namco a frappé très fort avec Tekken qui s'est écoulé à près de 20 millions d'exemplaires à compter de 2008. Avec son gameplay atypique et ses personnages charismatiques très soignés, la série en est déjà à douze épisodes au total. Au vu du succès toujours au rendez-vous, Namco ne comptera sûrement pas s'arrêter là, et ce pour le plus grand plaisir des amoureux de muscles gonflés à l’hélium.


    ----------------------------------

    Rédacteur : Shine.
    Check : Cloud.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique